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Propositions pour des jeunes 18 - 30 ans et pour des adultes sans limite d'âge!

Vie en communauté, avec les religieux assomptionnistes

Différents postes en France et à l'étranger

Témoignages et articles de presse

+ Véronique et Pierre, Jérusalem

Témoignage sur notre volontariat à St Pierre en Gallicante, du 7 octobre 2011 au 16 août 2012

La nostalgie d’un lieu est une raison comme une autre pour faire acte de volontariat. Avec Véronique nous avions la nostalgie d’Israël où nous avons vécu de 1991 à 1993 avec nos 5 enfants.
Le hasard bien providentiel d’une rencontre avec le Père Jean-François Petit, à l’abbaye de St-Jacut de la Mer à la fin de l’été 2010, a fait le reste: nous pouvons proposer notre candidature à l’Assomption.

On nous propose de succéder comme couple de volontaires à celui qui est en place à St Pierre en Gallicante. Joie : c’est-ce que nous souhaitions ! et le délai d’un an nous convient car il nous permet de répondre oui à une proposition du Foyer de Charité de Tressaint, qui recrute pour aider le Foyer Ste Marie d’Haïti à se relever du tremblement de terre de janvier 2010. Nous y passerons 4 mois : c’est notre apprentissage du volontariat auprès des petits Haïtiens et dans la chaleur des enfants de Marthe Robin et du Père Finet. Bonne répétition avant Jérusalem !

De retour en Bretagne, nous reprenons le suivi avec la proposition assomptionniste: rencontre à Paris avec un des pères résidant à Jérusalem afin de faire mutuellement connaissance et c’est bien légitime. Et les formalités s’enchaînent: visas, vaccins, signature du contrat, tournée d’au revoir à nos enfants et petits enfants. Le 7 octobre nous atterrissons à Ben Gourion … Shalom, Salam Terre Sainte !

Notre année à St Pierre en Gallicante passe à toute allure. Première surprise: comme les lieux ont changé en 20 ans! Notre studio tout neuf est d’un confort exceptionnel. L’église, le magasin, la cafétéria, le jardin, le gîte, la maquette de la Jérusalem byzantine … Il n’y a guère que l’escalier hérodien que nous retrouvons comme nous l’avons laissé. Le lieu saint a pris de l’étoffe, et en conséquence les pèlerins affluent: plus de 1300 par jour en moyenne à gérer !

Nous prenons connaissance des postes où nous pourrons servir: accueil à la guérite, renfort à la cafétéria, aide pour les sacristies, au magasin, renfort à la cuisine, préparation des chambres pour les hôtes. Plus tard, nous nous « spécialiserons »: Pierre comme chauffeur et préposé à la propreté et Véronique comme ménagère et préposée à l’aide à la cafétéria et au magasin, tout en étant toujours prêts tous deux à l’inattendu.

Nous sommes accueillis pleinement dans la communauté et serons fidèles aux rendez-vous proposés: prière du matin, prière du soir et messe, adoration le jeudi soir chez les soeurs oblates. Nous sommes mêmes associés au « tour de prière », ce que nous apprécions.

Une attention particulière est donnée à ce que nous puissions le dimanche visiter le pays dans les meilleures conditions, nous fournissant documentation et conseils… et il y a de quoi voir !
Néanmoins, nous ne tardons pas à réaliser que la vie communautaire est un défi et l’organisation des repas en est l’illustration.

Les pères ont leur couvent et les soeurs oblates le leur. Le petit déjeuner et le dîner ne posent pas de problème: nous sommes avec les pères. Le repas de midi sépare les deux communautés alors où allons-nous nous mettre ? Lui avec les pères, elle avec les soeurs ? En couple une fois ici, une fois là ? Nous aimerions nous laisser faire et nous couler dans ce qui est prévu. Mais nous réalisons vite que rien n’est prévu, que le plan de table sera ce que nous le ferons. Alors au gré des jours nous varions les plaisirs …

Nous sommes surpris par le nombre de chantiers réalisés: 2 nouveaux studios, rénovation de la maquette, transfert de la chaudière dans le garage, relèvement du mur éboulé du voisin Abu Sultan, des mises aux normes un peu partout, des murets, des plantations dans le parc…La bibliothèque est empaquetée soigneusement en prévision de son transfert.

Dans ce contexte, nous nous efforçons de répondre à ce qu’on attend de nous: remplacement des employés titulaires pendant leurs congés, ou dans la journée pendant leur pause pour donner de la souplesse au fonctionnement de l’ « entreprise », et nous nous adaptons aux situations changeantes en essayant de mettre du lien là où c’est possible et quand l’obstacle de la langue - des langues - ne l’empêche pas trop…
Depuis notre retour à St-Jacut de la Mer, nous sommes confrontés à une difficulté: les réabonnements au téléphone, à internet, aux journaux, n’étant pas immédiatement réalisés, nous mettons beaucoup de temps à renouer les contacts, à retrouver nos relations et nos habitudes d’« avant »…on ne revient pas si facilement au quotidien français.

Pour moi Pierre, l’année à Jérusalem a permis la lecture des écrits d’Emmanuel d’Alzon, et des conversations et d’autres livres très divers ont éveillé chez moi un vif désir d’étudier la philosophie…un des résultats inattendus de ce temps de volontariat: merci.
Pour moi Véronique ce fut de réaliser, dans cette ville fascinante, que j’avais du goût à vivre une mission avec Pierre: merci aussi !

Merci à tous, famille, amis, frères et sœurs de l’Assomption pour ce temps qui nous a été donné.

Véronique et Pierre Duchon

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