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Propositions pour des jeunes 18 - 30 ans et pour des adultes sans limite d'âge!

Vie en communauté, avec les religieux assomptionnistes

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Témoignages et articles de presse

+ Louis, aux Philippines

Louis

Louis avec un sinistré À Ormoc, dans le bidonville Holy Rosary.

 

1 – Pouvez-vous vous présenter en quelques lignes ?
Je me présente Louis Grégoire, je suis vélizien depuis l'âge de 3 ans, j'ai passé toutes mes années d'études à Vélizy à l'exception de trois ans à l'ile de la Réunion. Ces trois années passées dans un univers différent m'ont donné l'envie de voyager. De retour à Vélizy, j'ai fait un BTS en gestion et maitrise de l'eau à l'école TECOMAH à Jouy-en-Josas dans le but de travailler à l'international pour une ONG.


2 - Comment est né ce projet ? Avec qui (partenaires) et pourquoi ?
Après avoir découvert la république du Congo où j'ai effectué le dimensionnement d'un projet d'eau potable au village de Voungouta pour l'association Médecins d'Afrique et les Philippines où j'ai réalisé un projet solidaire avec les scouts et guides de France. Ces deux expériences m'ont confirmé mon envie de travailler dans le domaine de la solidarité internationale.
Lors de mon premier travail (après avoir été diplômé) à Conflans-Sainte-Honorine, j'ai été volontaire au sein du bateau "Je sers", un bateau-chapelle qui accueille des sans-abris et des réfugiés en leur donnant un logement et des repas durant toute l'année. C'est là où l'idée de partir en VSI (volontariat de solidarité internationale) avec l'Assomption et la DCC (Délégation Catholique pour la Coopération) a germé.

 

3 – En quoi consiste ce volontariat ?
Mon volontariat est aux Philippines à Quezon city (l'ancienne capitale des Philippines) au sein de l'association Kaloob, une association créée par les assomptionnistes pour répondre aux besoins des communautés vivant dans des conditions vraiment difficiles ici aux Philippines. Kaloob a plusieurs projets concrets de développement : intervention dans le bidonville de Marytown pour aider les enfants à se construire dans un milieu difficile en faisant de l'animation et de l'aide aux devoirs pour eux ; un programme d'aide aux étudiants pour financer leurs études ; un programme d'aide aux victimes du typhon Yolanda qui a frappé en novembre les Philippines.
Au sein de Kaloob, je suis responsable projet, je suis aussi chargé de la partie communication et recherche de fond pour l'association.

 

4 – Quand a débuté votre séjour ? Et depuis votre arrivée aux Philippines, quelles actions avez-vous été amenées à réaliser ?
Je suis arrivé mi-octobre aux Philippines, je suis amené à travailler ici pour une période de deux ans. Durant ces premiers mois, j'ai tout d'abord été amené à mettre à jour le site internet de l'association (www.kaloob.ph) et participer aux activités d'animations dans le bidonville de Marytown, j'ai aussi rendu visite aux étudiants que nous aidons financièrement pour leurs études. Durant le deuxième week-end de novembre, le typhon Yolanda a frappé le centre des Philippines, c'est le typhon le plus puissant qui a été enregistré à ce jour. Notre association a décidé de venir en aide aux populations non pas sur de l'urgence, mais sur un programme à moyen terme de reconstruction. Pour cela, je me suis rendu plusieurs fois dans la province de Leyte et plus précisément dans la ville de Tacloban qui a été détruit à plus de 80 %. Sur place nous avons monté des partenariats avec d'autres ONG et nous avons rencontré les capitaines de plusieurs "Barangays" (équivalent des arrondissements en France). Notre mission de reconstruction commencera en janvier dans le barangay Basper de Tacloban.

 

5 – Comment s'organisent les secours là-bas ? (Petit état des lieux de la situation)
Sur place, les ONG se coordonnent entre elles pour les opérations de distribution de nourriture et d'eau potable. L'État philippin participe aussi aux actions d'aide, ainsi que plusieurs États étrangers dont la France.
Lors des premières semaines qui ont suivi la catastrophe, nous avons malheureusement assisté à un exode des populations victimes du typhon, aujourd'hui dans la ville de Tacloban, c'est la moitié de la population qui a quitté la ville soit plus de 150 000 personnes ; celles-ci sont allées dans leurs familles ou grossir les bidonvilles de Manille.
Les habitants cherchent aussi à s'organiser, une ONG bouddhiste nettoie avec des volontaires de la ville, les rues et les places des débris et de l'ensemble des déchets ou objets devenus hors d'usage après le passage du typhon.

 

6 – Comment réagit la population ? (vous évoquez un contraste entre les zones sinistrées et Manille)
Durant les semaines qui ont suivi le typhon, l'ensemble de la société philippine s'est mobilisé pour venir en aide à ceux qui en avait besoin, dans toutes les grandes universités de Manille s'est organisé des opérations de collecte de nourriture, d'eau potable et de vêtements. Les étudiants et les travailleurs sont venus aidés à la préparation des colis, tout le monde a participé à sa manière. À la suite de l'appel de la Croix rouge Philippine, des milliers de personnes sont venus donnés leur sang. Les grandes entreprises se sont mobilisées aussi, pour aider les populations, j'ai été surpris de voir les compagnies de téléphone offrir du crédit téléphonique pour l'ensemble des victimes afin que celles puissent contacter leur proche, ou une entreprise de fastfood local offrir des repas tous les jours depuis le typhon.

 

7 – Qu'est-ce qui vous a le plus frappé dans vos rencontres ?
Ce qui m'a plus frappé dans mes rencontres ici, c'est à la fois l'implication de la société civile, mais aussi de la société privée pour venir en aide aux victimes. On assiste à une véritable union et solidarité des citoyens entre eux.
Sur place, j'ai été frappé par le fait que la population continuait de vivre comme si de rien n'était, on voit des habitants prendre leur douche dans le reste de leurs maisons alors qu'il n'y a plus de murs, ni de meuble pour les cacher.
Je suis aussi étonné par la foi qui habite l'ensemble des Philippins, c'est un pays où la religion a une place très importante (plus de 80 % de la population sont catholiques, le reste de la population est musulman ou bouddhiste) malgré cet événement terrible, parmi les victimes du typhon personne n'a perdu la foi ou remis en cause son Dieu.

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